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Les Quat’z’arts

Brassens – la mort, les femmes et la chanson

Le spectacle des Quat’z’arts est supprimé en raison de l’accident d’un des membres du groupe

Il est remplacé par un concert du groupe AKLY (blues)

Il y a cent ans naissait à Sète Georges Brassens. Les hommages se multiplient et le vert centenaire n’a jamais été autant chanté.
Les Quat’z’arts – titre tiré d’une de ses chansons – ont souhaité à leur tour proposer leur interprétation, faisant la part belle au musicien. L’accompagnement contrebasse – piano permet de retrouver les influences jazzy d’un compositeur qui s’est toujours inspiré du swing de Django Reinhardt, de Trénet ou de Mireille. Quant aux arrangements vocaux écrits par Jean-Arthur Thépaut, ils permettent de magnifier le talent de mélodiste de Brassens qui déclarait que « si je n’avais pas aimé la musique, je n’aurais pas écrit un mot ».
Comment définir un répertoire parmi tant de chefs-d’oeuvre ? Les Quat’z’arts ont choisi avant tout de se faire plaisir et bien entendu de partager ce plaisir. Le thème de la mort occupe une bonne moitié des textes de Brassens, il était donc incontournable. L’auteur se délectait des mots croque-mort ou corbillard, mais aussi du décorum des enterrements. L’humour est constant dans ces chansons mais à l’instar des grands poètes qu’il admirait, Brassens sait aussi nous toucher sans pathos (Le vieux Léon).
Bêtement qualifié de misogyne, le grand Georges aimait les femmes, qui le lui rendaient bien. Se sont elles qui sont fortes, aimantes, aidantes (La femme d’Hector), se sont elles qui marquent des vies à tout jamais (Les Passantes – L’orage).

Brassens se disait marqué par les chanteurs de rue qui enchantait les rues de son enfance. On retrouve dans nombre de celles qu’il a écrites, cette influence de la chanson que chacun souhaite reprendre, mais toujours avec ce recul et cet humour qui le caractérisent.
« Les chansons de Brassens sont un vaccin contre la connerie, mais il faut beaucoup de rappels » écrivait Pierre Desproges. Une citation bien dans l’air du temps.

  • Manon Pellerin – voix
  • Jean-Arthur Thépaut – voix – arrangements
  • Bernard Hugues – voix – contrebasse
  • Eric Pellerin -piano